Né en 1922 au Boucau, mort en 1991.
Peintre de l'Ecole de Paris, grand coloriste, a fait des décors pour la Comédie Française. Après une période post-cubiste, il évolue vers l'abstraction. Il a collaboré avec Chagall pour la réalisation du plafond de l'Opéra de Paris.
Roland Bierge, disparu en 1991, laisse une oeuvre étonnante. Certaines sont exposées jusqu'à la fin du mois d'août à la galerie Boyrié, rue de l'Eglise à Saint-Quirin, où elles partagent la cimaise de ce bel espace en milieu rural dédié à l'art, avec d'autres grands noms - les sculpteurs Coquillay, Jivko ou Mol, et Baharan, Mercier ou encore Ruiz-Pipo, peintres.
Bierge (1922-1991) appartient à une génération de peintres révélée au public après la Seconde Guerre mondiale, qui s'est très vite imposé par l'originalité de son style. Sa peinture est faite de silence, de poésie, de rigueur ; ses oeuvres sont brillantes comme des lampions, toujours composées avec une sûre maîtrise. Au début de sa carrière, il s'est adonné au fauvisme et est devenu décorateur à la comédie française. A partir de 1965, suite à sa collaboration avec Marc Chagall pour lequel il réalise le plafond de l'Opéra de Paris, la couleur a commencé à le hanter. Il s'y est jeté à corps perdu.

