Il est l'élève à l'Ecole des beaux-arts de Henri Lehmann, lui-même élève d'Ingres, ainsi que le congénère de Georges Seurat, avec lequel il partage un atelier et sans doute les modèles vivants. Seurat laissera d'ailleurs plusieurs portraits de son ami. Il se lie aussi avec Alphonse Osbert et Alexandre Séon.
Il obtient en 1886 une bourse de voyage et part étudier les Primitifs en Italie avec Henri Martin et Ernest Laurent, ce qui renforce son goût pour les anciens et pour le décor. Avec Seurat, il participe comme assistant à la réalisation du Bois sacré (Musée de Lyon) de Puvis de Chavannes, dont on retrouve notamment l'influence dans sa Sainte Geneviève (Musée de Brest) acquise par le collectionneur parisien Simon Hayem, dont le peintre Jules Bastien-Lepage fera un beau portrait (Musée municipal d'Hazebrouck).
Proche des milieux littéraires symbolistes, il exécute un portrait émouvant de Verlaine à l'hôpital Broussais, oeuvre peinte en hiver à l'époque où le poète soignait sa syphilis, témoignage de l'amitié qui lie les deux hommes depuis leur rencontre jusqu'à la mort du poète en 1896. Verlaine dédiera un sonnet à l'artiste pour le portrait qu'il a aimé, et séjournera les années suivantes chez le couple. Il est l'un des premiers à répondre favorablement au Sar Péladan, auquel il écrivit en 1892 : "Vous êtes le seul en France à pouvoir parler Esthétique et Art", et il expose aux deux premiers salons de la Rose-Croix esthétique.



